FAQ


La rubrique « Foires aux Questions » représente une sélection des questions les plus fréquemment posées par les personnes et professionnels concernés par la fin de la vie, les soins palliatifs, la mort et le deuil.

Les réponses rédigées par l’équipe de professionnels du CNDR Soin Palliatif n’ont pas pour vocation d’être exhaustives. Elles donnent certains repères ou des pistes de réflexion. Pour mieux appréhender votre situation singulière ou pour répondre précisément à une question que vous vous posez, vous pouvez nous contacter par téléphone au 0 811 020 300 (prix d'un appel local) du lundi au vendredi de 14h à 18h ou nous contacter par mail.

Pour approfondir vos connaissances sur un sujet, vous pouvez également utiliser notre moteur de recherche.

  • Non. Il n’y a pas d’obligation à déposer les directives anticipées chez un homme de loi.

    Elles peuvent être déposées chez un médecin dans le dossier médical.

    Elles peuvent être conservées en plusieurs exemplaires à différents endroits :

    • par l’auteur lui-même
    • dans le dossier médical du médecin libéral (médecin traitant ou autre médecin)
    • dans le dossier médical de l’hôpital
    • par la personne de confiance
    • par un membre de la famille
    • par un proche, un ami, etc.

    Consulter la fiche « Vos droits » : « Rédiger des directives anticipées »

  • La personne de confiance ou une autre personne peut rédiger les directives anticipées.

    Dans ce cas, deux témoins - la personne de confiance si elle est désignée et/ou d’autres personnes librement choisies - doivent attester que les directives sont l’expression  de la volonté de l’auteur. Les deux témoins indiquent leurs noms et qualités.

    L’auteur des directives doit être identifié par ses prénoms, nom, date et lieu de naissance.

    Consulter la fiche « Vos droits » : « Rédiger des directives anticipées

  • La loi permet de donner par avance des instructions sur la conduite à tenir en matière de limitation ou d’arrêt d’un traitement pour le jour où le patient ne serait  plus en capacité d’exprimer sa volonté.

    Les directives anticipées sont valables trois ans, modifiables et révocables à tout moment. Il  suffit d’indiquer sur papier libre :

    • les Prénom et Nom,
    • Lieu de naissance,
    • Ses souhaits,
    • La date et sa signature.

    Consulter la fiche « Vos droits » : « Rédiger des directives anticipées »

  • La sédation, ou sommeil induit, consiste à provoquer une diminution ou une perte de conscience transitoire du malade afin de le soulager d’une douleur jugée insupportable.

    Cette technique peut être employée en situation d’urgence ou de détresse terminale, lorsque les autres moyens de soulagement ont été mis en œuvre sans succès.

    Le recours à la sédation ne doit pas être considéré comme une solution de facilité face à une situation délicate, mais comme un moyen thérapeutique, si aucune autre solution n’est efficace ou possible. Le risque de réduction de la durée de vie existe, notamment en raison des interactions médicamenteuses. Il est donc essentiel que la décision de sédation soit partagée par toutes les personnes concernées, et en premier lieu par le patient.

  • La loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades en fin de vie précise que le malade peut refuser les soins. Dans ce cas, le médecin doit l’écouter, l’informer des conséquences de l’arrêt du traitement et peut lui accorder un délai de réflexion.

    Si besoin, il peut faire appel à un collègue pour donnerau patient d’autres explications. Si le patient persiste dans sa demande, le médecin a l’obligation de la respecter et de mettre en place des soins palliatifs. L’ensemble de cette procédure doit être inscrite dans le dossier médical du patient.

  • Dans le cadre d'un arrêt de traitement, le médecin doit mettre en route la procédure collégiale suivante :

    • La prise de décision doit associer au moins un autre médecin.
    • L'équipe soignante doit être concertée.
    • Le médecin doit consulter, lorsqu’elles existent, les directives anticipées écrites par le patient, la personne de confiance nommée par le patient et informer la famille.

     

  • L’obstination déraisonnable et l’acharnement thérapeutique sont deux expressions synonymes pour désigner l'attitude qui consiste en la poursuite de soins curatifs - soins qui visent à guérir la maladie ou à ralentir son évolution - alors que le malade n’en tirera aucun bénéfice.

  • Cette loi condamne l’obstination déraisonnable.

    Elle donne le droit au patient de refuser un traitement.

    Elle précise que tous les moyens thérapeutiques doivent être mis en œuvre pour soulager la douleur.

    Elle permet à chacun d’exprimer à l’avance ses souhaits concernant l'organisation de sa fin de vie.

     

  • Oui. Le 22 avril 2005, les députés ont voté une loi dite « loi Leonetti » qui précise les droits et organise les pratiques quand la question de la fin de vie se pose.

    Elle reste souvent mal connue du grand public et des professionnels.

    Consulter la loi n°2005-370 du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie

  • Le bénévole en soins palliatifs est appelé bénévole d’accompagnement. Il est recruté, sélectionné et formé  par une association de bénévoles en soins palliatifs.

    La formation se fait en deux temps : une formation théorique, puis une formation pratique en parrainage avec l’ensemble des bénévoles de l’équipe où il est affecté (en fonction de ses choix dans la mesure du possible).

    La formation continue est obligatoire : au moins une formation par an dont une formation à l’écoute dans les six premiers mois d’activité.

    L’équipe des bénévoles se réunit une fois toutes les trois semaines en groupe de paroles en présence d’un psychologue. La participation est obligatoire et gratuite.

    Pour trouver des associations de bénévoles, consulter le répertoire de la Société Française d'Accompagnement et de Soins palliatifs.

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