L'appétit

Les proches d’une personne malade, handicapée ou en fin de vie sont particulièrement inquiets lorsque son appétit diminue.

Il est en effet difficile de constater que celui que l’on accompagne mange moins ou plus du tout. On ne peut alors plus partager ce plaisir avec lui.

 

 

De l’importance d’en parler au médecin

 

En parler au médecin peut permettre de comprendre les causes médicales et éventuellement apporter un soulagement aux symptômes liés à la prise de traitements et à l’évolution de la maladie : bouche sèche ou douloureuse, nausées, vomissements, diarrhée, constipation, etc. Ces symtômes sont autant de causes de diminution de l’appétit.

 

Quelques repères

 

La diminution de l’appétit peut survenir lors d’une maladie grave ou chronique au stade avancé ou en fin de vie.

Il peut s’agir d’un changement du goût et/ou de l’odorat modifiant le plaisir que l’on a à manger :

  • Le goût est altéré, certains aliments peuvent paraître amers ou trop sucrés.
  • Les préférences alimentaires changent, une personne aimant la viande peut la refuser.
  • Certaines odeurs peuvent être insupportables : odeurs de cuisine, parfums, etc.

 

D’autres causes peuvent intervenir, telles que des difficultés à mastiquer, à avaler, mais aussi la fatigue et la satiété intervenant après quelques bouchées.

 

Par ailleurs en fin de vie, les personnes perdent l’appétit progressivement et ne ressentent plus la faim. Il s’agit d’un phénomène naturel qui ne peut être empêché.

Pour le proche, il n’est pas facile de reconnaître et d’accepter que le malade n’ait plus faim ou soif comme une personne en bonne santé.

 

Quelques conseils lorsque la personne s’alimente peu

 

  • Ne pas forcer sur les quantités et accepter la diminution progressive de l’appétit au fur et à mesure de l’avancée dans la maladie.

 

  • Ecouter les souhaits de son proche  : les moments choisis pour s’alimenter et/ou la quantité désirée

 

  • Lui proposer de manger à différents moments dans la journée.

 

  • Faire du repas un moment convivial, si la personne est au lit se rapprocher d’elle et partager son repas.

 

  • Dresser une assiette avec de jolies couleurs peut aiguiser l’appétit.

 

  • Proposer de petites quantités de mets variés en ajoutant de nouvelles saveurs.

 

  • Déguiser les goûts et les odeurs qui gênent en essayant des épices et herbes aromatiques comme le basilic, la cannelle, le persil, la menthe, etc.

 

  • Ajouter des saveurs comme le citron, le vinaigre, le jus de fruits, de la limonade – seulement si la bouche n’est pas abîmée. Elles stimulent l’appétit.

 

  • Servir la nourriture froide ou à température ambiante quand l’odeur des plats est incommodante.

 

  • Essayer les compléments alimentaires de différentes saveurs.

 

  • Nettoyer la bouche avant et après les repas pour éliminer les goûts désagréables.

 

  • Inciter à faire des exercices simples comme soulever légèrement les jambes au lit pour stimuler l’appétit.

 

En toute fin de vie, il est important de reconnaître et de respecter que, parfois, la personne n’a plus faim et ne souhaite plus s’alimenter.
Prendre soin de son proche consiste alors à l’hydrater, notamment sa bouche avec de l’eau gélifiée, de l’eau gazeuse quand la bouche est saine, en pratiquant des soins de bouche, etc.